Pourquoi les athlètes mordent-ils leurs médailles ? Ce geste iconique, souvent observé lors des Jeux Olympiques, est devenu un symbole de triomphe et de tradition. Des légendes comme Usain Bolt et Simone Biles l’ont immortalisé. En réalité, il s’agit d’une mise en scène pour les photographes, ancrée dans l’histoire sportive.
Tous les quatre ans, lors des Jeux Olympiques, un geste particulier attire l’attention des spectateurs : les athlètes mordant leurs médailles !

Quel est donc le secret derrière ce geste devenu presque incontournable ? Est-ce un rituel porte-bonheur, une façon de vérifier la qualité de la médaille ou tout simplement un moyen de capturer un cliché mémorable pour les caméras ? Nous plongeons dans le récit fascinant derrière cette coutume iconique.
Tester l’authenticité de l’or : une pratique historique
Mordre l’or remonte à une époque où ce geste ne se limitait pas à la symbolique ; il s’agissait d’une méthode pratique pour vérifier la véracité des pièces d’or. L’or pur, étant un métal tendre, se marque sous la pression des dents. Ainsi, les marchands mordaient les pièces pour s’assurer que celles-ci étaient authentiques. Si la pièce se déformait, elle était véritable, sinon, elle était probablement un alliage.
Cette tradition ancienne a perduré dans l’inconscient collectif. Même si, initialement, c’était une méthode pratique, le geste a pris une dimension symbolique au fil du temps. Mordre une médaille, aujourd’hui, c’est un peu comme confirmer la valeur du prix gagné. En somme, c’est une métaphore visuelle pour affirmer que « ceci est bien réel ».
Les médailles ne sont plus en or massif
Les médailles olympiques modernes ne sont plus composées d’or pur. Depuis l’année 1912, le Comité International Olympique (CIO) a cessé la remise de médailles en or massif. Aujourd’hui, les médailles d’or sont essentiellement fabriquées en argent massif, avec un revêtement d’or. Selon les standards du CIO, une médaille d’or doit contenir au moins 92,5 % d’argent pur et seulement six grammes d’or pour lui donner cette teinte éclatante tant convoitée.
Alors, si l’objectif n’est plus de vérifier l’authenticité de l’or, pourquoi les athlètes actuels continuent-ils à mordre leurs médailles ?
Le geste iconique pour la caméra
La raison principale pour laquelle les athlètes mordent encore leurs médailles est bien plus simple : il s’agit avant tout d’une pose pour les photographes. Ce geste est devenu emblématique, une image qui symbolise presque automatiquement le triomphe olympique.
David Wallechinsky, président de la Société internationale des historiens olympiques, souligne que les photographes considèrent cette image comme un cliché iconique qu’ils peuvent capturer et vendre. Selon ses propos lors d’une interview avec CNN en 2012, c’est davantage une demande des photographes qu’un geste spontané des athlètes.
Ce cliché est tellement courant que même au-delà des Jeux Olympiques, il a été adopté par des athlètes d’autres disciplines, tels que le tennis. Prenons l’exemple de Rafael Nadal, qui a popularisé ce geste en mordant la Coupe des Mousquetaires après ses victoires successives au tournoi de Roland-Garros.
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Bien que ce rituel soit surtout associé aux Jeux Olympiques, il n’est pas exclusif à cet événement. Des champions dans divers sports, du football au tennis, suivent cette coutume une fois sur le podium ou lors de la remise des trophées.
Une dent cassée lors d’une morsure de médaille
Si ce geste est souvent une manière de célébrer et de figer un moment pour la postérité, il peut parfois avoir des conséquences inattendues. En 2010, aux Jeux Olympiques d’hiver de Vancouver, le lugeur allemand David Möller a cassé une dent en mordant sa médaille d’argent.
« Les photographes voulaient une photo de moi tenant la médaille juste avec mes dents », a-t-il confié au journal allemand Bild. Ce n’est qu’au dîner qu’il a remarqué un éclat de sa dent.
Une gymnaste chinoise et sa réaction spontanée en 2024
La jeune gymnaste chinoise de 18 ans, Zhou Yaqin, a captivé le monde entier par sa réaction spontanée lors de la cérémonie de remise des médailles aux Jeux Olympiques de 2024. Après avoir décroché l’argent en finale de la poutre le 5 août, Zhou a été filmée, l’air surpris, observant ses homologues Alice D’Amato et Manila Esposito mordre leurs médailles.
Bien que Zhou ait été perplexe par ce rituel sur le podium, elle a tenté de se conformer en tenant sa médaille devant sa bouche sans vraiment la mordre. Cette réaction spontanée a immédiatement charmé le public en ligne, certains la qualifiant d’adorable ou de « petite sœur », ou encore comparant son innocence à celle d’un « golden retriever ».
Cette scène a suscité une multitude de réactions positives sur les réseaux sociaux, avec des utilisateurs qui se retrouvaient dans son attitude face à une tradition qu’elle semblait découvrir. D’autres ont noté comment les Jeux Olympiques réussissent à unir des athlètes de cultures diverses autour d’un but commun.
Pourquoi les athlètes des Jeux Olympiques mordent-ils leurs médailles ?
Les athlètes mordent leurs médailles principalement pour poser devant les caméras, une demande souvent faite par les photographes. Ce geste, bien qu’ayant des origines historiques liées à la vérification de l’or, est devenu un symbole de victoire et de célébration.
Les médailles olympiques sont-elles en or massif ?
Non, depuis 1912, les médailles d’or des Jeux Olympiques ne sont plus en or massif. Elles sont principalement constituées d’argent massif, recouvertes d’une fine couche d’or.
Qui était la gymnaste chinoise qui a mordu sa médaille aux Jeux Olympiques de 2024 ?
Zhou Yaqin, une jeune gymnaste chinoise, a attiré l’attention en 2024 après avoir timidement tenu sa médaille d’argent devant sa bouche lors de la cérémonie, imitant ses collègues qui mordaient leurs médailles.
Qu’est-il arrivé à l’athlète qui s’est cassé une dent en mordant sa médaille ?
En 2010, lors des Jeux Olympiques d’hiver à Vancouver, le lugeur allemand David Möller s’est cassé une dent en mordant sa médaille d’argent pour satisfaire les photographes.







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